La lettre

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vendredi 29 décembre 2006

Nouvelles brèves de notre envoyée spéciale dans le passé

Meutres et criminalité en 1886

En début d'année on retrouve le long de la voie ferrée Paris-Nantes le corps de M. BAREME, préfet de l'Eure mystérieusement assassiné dans le train Paris-Evreux et dont le corps est retrouvé sur le ballast en pelisse. Son assassin : probablement un joueur de bonneteau vengeur ; il court encore.
A Paris la criminalité est inquiétante : rentiers et bourgeois sont menacés et dévalisés, les filles publiques également. En 1886 il y a plus de cinquante meurtres dans la capitale et cinq "chourineurs" font connaissance avec la "veuve" (guillotine ou "bascule à Charlot)
Les marchands d'armes en profitent pour faire fortune. C'est le triomphe de la grande panoplie des cannes à système : cannes épées, cannes pistolets et même pour le sexe "faible" ombrelles d'alarme.
Un ministre de la Guerre populaire pour le pays
BOULANGER : républicain, cocardier, colonial, 49 ans, brillant charmeur, poussé par CLEMENCEAU, il innove, il réforme... Le beau général sur son beau cheval noir "Boulboul" est populaire. Son triomphe est la revue du 14 juillet à Longchamp ; la presse est divisée, mais le chanteur de café-concert Paulus, en lançant "En rev'nant de la revue", lui fait une publicité du tonnerre.

Carnet rose de l'année 1886

A Albi, naissance au foyer de M. et Mme BENOIT, du petit Pierre. Futur académicien, il sera un romancier fécond, dont toutes les héroïnes auront un prénom commençant par la lettre A.
Dans la famille du célèbre PASTEUR, voilà un petit-fils : Louis Pasteur-Vallery-Radot qui sera également académicien.
A Berlin, arrivée (en musique) de Wilhem chez les Furtwangler.
En Pologne à Plonsk, M. et Mme Gryn ont la joie d'avoir un fils : David. Il créera l'état d'Israel sous le nom de BENGOURION.
A Guéthary arrive un futur peintre et graveur : Jean-Gabriel DARAGNES.
Et voici quelques romanciers :
En Sologne à la Chapelle-d'Anguillon nzît, chez les Fournier, Henri-Alban. Il sera, sous le pseudonyme d'Alain FOURNIER, le créateur de l'immortel "Grand Meaulnes".
A Nouméa dans la famille Carcopino-Tusoli voici le petit Francis. Il deviendra Francis CARCO : le chantre du "milieu" des années 20.
Chez les Lecavele, à Amiens, naît le petit Roland. Il deviendra académicien (mais Goncourt) sous le nom de Roland DORGELES. Il écrira de nombreux récits sur la bohème montmartroise et la guerre de 14-18.